Bientôt des voitures plus intelligentes grâce au MIT ?

Après de nombreuses années de recherches, les voitures autonomes commencent à sillonner certaines villes européennes comme américaines. Chez Uber par exemple, des tests avec de vrais conducteurs ont été effectués récemment. En 2016, NuTonomy, la start-up américaine issue du spin-off du MIT, a lancé six taxis robots dans les rues de Singapour… Aujourd’hui, les chercheurs comme ceux de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) proposent de nouvelles technologies afin de rendre les véhicules sans chauffeur plus humains et plus intelligents.

Des voitures autonomes qui voient dans le brouillard

Comme les véhicules autonomes sont des machines à 100%, ils voient parfois flou, notamment lorsqu’ils sont exposés au brouillard ou à la poussière. Aux dernières nouvelles, des ingénieurs du MIT ont trouvé une solution pour améliorer la vision de ces voitures robots. Ils ont en effet réussi à mettre au point des détecteurs qui fonctionnent grâce aux ondes du spectre du sub-térahertz. Ces derniers permettent avant tout de combler les différentes failles rencontrées avec le système de télédétection par laser, communément connu sous l’acronyme « Lidar ».

Pour rappel, le Lidar ou « laser detection and ranging » est l’outil incontournable pour équiper les véhicules robots. Il utilise des rayons infra-rouges pour voir, seulement son champ de vision est limité dans le brouillard, handicapant ainsi la reconnaissance de son entourage. Quant aux ondes de la gamme sub-térahertzienne – entre les micro-ondes et les infra-rouges, elles peuvent parfaitement fonctionner même par mauvais temps.

Une visibilité accrue grâce à la technologie hétérodyne

La technologie développée par les chercheurs du MIT est basée sur les mêmes principes que le « light detection and ranging » :

  • Un émetteur scanne son entourage point par point, à 360°, grâce à plusieurs lasers (ondes) qui rebondissent sur tous les objets qu’ils rencontrent sur leur passage.
  • Un récepteur, composé de nombreux capteurs, mesure l’onde réfléchie. Il transmet ensuite le signal à un processeur intégré afin de reconstruire l’image des alentours.

Après les tests de l’université américaine, doter un véhicule robot d’un tel équipement nécessite de de la place, mais surtout un budget important. Les chercheurs du MIT ont ainsi développé une puce innovante intégrant un réseau 2D de capteurs pour résoudre ces contraintes.

Une puce compacte et plus précise

Grâce à la technologie appelée « hétérodyne », l’équipe de l’université du Massachusetts a réussi à rendre son système à la fois moins encombrant et plus compact. La puce regroupe ainsi plusieurs fonctionnalités et accueille 32 pixels. Selon les concepteurs de cette technologie, il reste quelques mises au point à effectuer avant de l’intégrer aux véhicules sans conducteur. Au final, cette puce sera nécessaire en cas de mauvais temps.

Vers des véhicules autonomes plus humains

Les ingénieurs du MIT s’attèlent à développer des solutions capables de rendre les voitures autonomes plus humaines et intelligentes. Avec leur nouveau système basé sur la technologie hétérodyne, plus besoin d’entraîner le véhicule à circuler sur toutes les routes selon l’explication d’Alexander Amini, chercheur du MIT.

 

Concrètement, il suffit de charger une nouvelle carte routière dans l’ordinateur de bord de la voiture robot pour qu’elle puisse ajuster automatiquement sa trajectoire. Autrement dit, ce nouveau système de navigation permettrait au véhicule autonome de se déplacer d’un point A à un point B sans devoir connaître au préalable les détails du trajet.

Selon des sources sûres, les recherches du MIT vont au-delà de ces prouesses technologiques innovantes. Des chercheurs effectuent actuellement des tests sur les voitures autonomes pour savoir qui sauver en cas d’accident…

Photos : web.roularta.be, alain-bensoussan.com

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