Essai Suzuki Swift Sport 2012 : bombinette active
Malgré quelques ajustements en faveur du confort, la Suzuki Swift 2012 tient ses promesses et se montre très à l'aise sur route mais également en ville.

Modèle essayé : Suzuki Swift Sport 1.6 VVT 2012
Prix : 16 990 € / CO2 :147 g./km (malus écologque 200 €)
Située juste en-dessous du créneau des petites GTI comme la Renault Clio RS ou la Citroën DS3 Racing, la Suzuki Swift Sport fait partie de la catégorie des « bombinettes » créées à partir de citadines courtes et chics comme la Fiat 500 et la Mini Cooper. Le but est d’offrir des sensations sportives maîtrisables tout en conservant des aptitudes certaines pour la ville, sans pour autant provoquer la ruine de celui qui se laisse séduire, aussi bien à l’achat qu’à l’usage. Vous l’aurez compris, le maître-mot qui aura dominé sa mise au point a été la polyvalence.
Pour cela, par rapport à la génération précédente qui datait de 2007, Suzuki a procédé à quelques ajustements dans sa recette, sans dénaturer le cocktail : avec 3,89 mètres, la longueur gagne 12 centimètres dont 5 pour l’empattement ; avec 136 chevaux, la puissance est en hausse de 11 chevaux ; avec 6 vitesses, la boîte gagne 1 rapport ; avec 6,4 litres/100 km, la consommation perd 0,6 litres ; avec 147 grammes/km, les rejets de CO2 chutent de 18 grammes. Signalons également un gain de rigidité sur les amortisseurs de 15% à l’avant et de 25% à l’arrière. Rien de radical donc, d’un point de vue technique. Pas plus que côté style.

Un look très sympa
D’aspect, la Swift Sport 2012 se montre un cran plus virile, avec des boucliers plus enveloppants et une calandre plus imposante à l’avant, mais surtout son spoiler de toit et son diffuseur intégrant la double sortie d’échappement à l’arrière.
A l’intérieur, la touche sportive se remarque avec des sièges dotés d’un maintien latéral renforcé et de surpiqûres rouges, qu’on retrouve également sur le volant en cuir et le soufflet du levier de vitesse. Voilà qui égaye un peu une planche et un tableau de bord réalisés en plastiques durs mais à l’aspect soigné et à la finition correcte. Les compteurs s’avèrent très lisibles et l’ergonomie des commandes est au point.
Comme il fallait s’y attendre, les trois principaux défauts de la Swift se font également ressentir en version Sport : le manque de rangement, l’habitabilité limitée à l’arrière et la taille du coffre ridicule (211 litres).

L’équipement est au niveau pour le prix demandé (16 990 €) avec la climatisation automatique, l’autoradio CD MP3 à prise USB/iPhone, la connexion Bluetooth, les phares bi-xénon à allumage automatique, l’accès et le démarrage sans clé, la peinture métallisée, les jantes alliage 17 pouces et le régulateur de vitesse. On déplore tout de même l’absence de limiteur et de GPS, mais surtout de Stop & Start, un atout pourtant chez une citadine.
Comportement sain
En ville d’ailleurs, comment se comporte cette Swift Sport ? Tout à fait normalement, c'est-à-dire que malgré son caractère bien trempé, elle est accessible à tout le monde et sait se montrer très sage même en zone 30. Bon, ça tape un peu sur les ralentisseurs mais franchement, on s’attendait à pire. La direction précise, ça sert en conduite sportive mais aussi pour faire un créneau ou changer de voie rapidement au feu rouge.
De toute façon, l’esprit sportif de la Swift Sport, il faut aller le chercher, par exemple en rétrogradant, pour monter dans les tours. En bon moteur atmosphérique n’ayant pas cédé à la mode du downsizing, le 1.6 VVT ne donne sa mesure qu’au-dessus de 4 000 tours/min. Une jolie mesure soit dit en passant, pas forcément très chantante mais on sent qu’il y en a sous la pédale. Les 136 chevaux ne sont pas volés et sont combinés à un comportement sain et rassurant qui permet d’appréhender les attaques de virages sans craindre le survirage excessif. Et en cas de début de glissade, on a le temps de replacer le châssis soi-même, l’ESP laissant un peu de latitude avant de se déclencher.

L’ensemble s’avère donc homogène puisque le confort n’est pas trop dégradé, même avec les montes de 17 pouces. Les puristes trouveront cette Swift 2012 peut-être un peu aseptisée par rapport à la génération précédente, mais ils pourront tout de même apprécier l’étagement réussi de la boîte de vitesse. Sur autoroute, un petit retour en 5e est généralement nécessaire pour doubler mais après tout, cela permet de remonter un peu dans les tours pour reprendre un peu de souffle. Et au niveau de la consommation, pas de folies puisque nous avons relevé une moyenne de 6,5 litres/100 km sur notre parcours d’essai mixte, un chiffre pour une fois proche des données officielles.
Conclusion
Ayant gagné en confort et en équipement sans rien perdre ou presque côté tempérament, la Suzuki Swift 2012 se révèle être un excellent cru. C’est une vraie petite sportive, qui procure du plaisir, sans oublier de bien se comporter en ville. C’est par ses aspects pratiques qu’elle pêche un peu mais il était difficile de faire mieux vu son format. On ne peut pas reprocher grand-chose à Suzuki pour le reste, vu le tarif demandé.
On aime
La vitalité du moteur
L’étagement de la boîte de vitesse
Le comportement et la tenue de route
Le look extérieur
Le maintien latéral des sièges
L’ergonomie du poste de conduite
Le rapport équipement/prix
On aime moins
L’absence de Stop & Start
L’habitabilité à l’arrière
La taille du coffre
La finition intérieure très plastique
La navigation dans les menus de l’autoradio



