Ferrari

Le nouveau moteur de Ferrari fait débat

Ferrari fait encore parler d’elle ! Cette fois, la polémique concerne le nouveau moteur de F1 de la marque. En effet, si la Fédération internationale de l’automobile a conclu un accord « confidentiel » avec la Scuderia Ferrari après enquête sur le fonctionnement du moteur, certaines écuries rivales manifestent encore leurs mécontentements. Les détails dans cet article.

Un contrat « confidentiel »

Après une enquête sur le fonctionnement du moteur de Ferrari l’an dernier, un accord a été conclu entre la FIA et l’équipe de la Scuderia Ferrari sous le sceau de la confidentialité. En effet, les enquêtes techniques approfondies visant à analyser le fonctionnement du nouveau moteur F1 se sont soldées par un accord entre les deux parties. Cela inclut un engagement technique de la Scuderia dans l’amélioration de la surveillance de tous les groupes propulseurs en Formule 1, mais aussi dans les activités de recherche écologique sur les émissions de carbone et les biocarburants.

Ce qui n’est pas au goût de tous ! En effet, certaines écuries non motorisées par Ferrari s’insurgent de cette situation. Notamment lorsque des suspicions de non-conformité du groupe propulseur ont été exprimées lors de la seconde partie de la saison passée. Et pour cause, un gain de vitesse particulier sur ligne droite a été remarqué en qualifications au retour de la trêve estivale. Par ailleurs, c’est seulement à la suite de requêtes, déposées par certaines écuries, que la FIA a entrepris les investigations qui ont d’ailleurs duré des mois entiers. De quoi donner raison aux quelques sceptiques.

Moteur Ferrari

Les écuries demandent une clarification

Le changement de moteur de la Scuderia a soulevé beaucoup de suspicions de la part des concurrents notamment Red Bull, Renault, AlphaTauri et Williams. Ces derniers réclament actuellement des comptes à la FIA qui est le régulateur sportif international sur la façon de mesurer le débit autorisé de carburant. En effet, Max Verstappen accuse sans détour les coureurs de la Scuderia d’avoir « triché » au vu d’une nette évolution du comportement des équipes motorisées par la firme d’une course à l’autre. Des écarts en termes de vitesse de pointe ont notamment été constatés.

Cette association des écuries non motorisées par Ferrari délivre alors un communiqué commun pour exiger plus de clarification à la FIA sur ce contrat secret. Par ailleurs, plus que les autres firmes, cet accord représente un énorme avantage pour le constructeur Ferrari. Ainsi, l’association se réserve le droit de demander réparation à la FIA face à ce qui leur semble être une injustice, dans le cadre de la procédure régulière de la FIA, devant les tribunaux compétents. Cette procédure, précise l’association, n’est pas une attaque contre Ferrari, mais bel et bien une envie de comprendre le fonctionnement des subtilités du sport dans lequel ils évoluent.

La réponse de la Fédération internationale de l’automobile

Face au communiqué commun des écuries rivales de la Formule 1, FIA révèle ne pas avoir pu établir une infraction. Elle estime d’ailleurs qu’une longue procédure n’aurait pas été fructueuse. Une affirmation qui a fait naître le doute et l’étonnement chez certains.

Face à cela, Jean Todt, le président de la FIA tient à s’expliquer et souhaite révéler le contenu de l’accord avec Ferrari afin de tranquilliser les équipes rivales. La fédération justifie toutefois son silence par la réglementation sur laquelle elle s’appuie rappelant que la confidentialité n’a pas été de son seul chef. En effet, Ferrari peut refuser de divulguer les informations concernant cet accord, ce qui est d’ailleurs le cas. Jean Todt assure cependant que toutes les décisions prises visaient le mieux pour le sport automobile. Toutes les mesures ont également été prises conformément au règlement.

Images : wikimedia.org ; lemagsportauto.com