Contrôle technique

Vers un contrôle technique moto en 2022 ?

Si auparavant le contrôle technique était seulement destiné aux véhicules, à partir de 2022 les motards devront également s’y soumettre. Suite aux accidents fréquents et à l’insécurité routière due à ces engins, le parlement européen impose ce contrôle aux deux roues. Bien que les autres pays de la zone européenne aient presque tous appliqué cette règle, ce n’est pas le cas pour la France. Zoom sur la mise en place de cette mesure et les polémiques qui s’ensuivent.

Pourquoi est-il indispensable d’instaurer une telle mesure ?

Au début de l’an 2000 apparurent les ébauches d’un contrôle technique des engins à deux roues. Analysée comme étant un moyen de réglementer la circulation et la sécurité routière mondiale, cette règle entendait limiter la pollution et les bruits sur route. Alors, déjà à cette époque, les motards étaient obligés de faire contrôler régulièrement leurs engins.

L’année 2013, un comité incluant l’assemblée parlementaire, le conseil exécutif ainsi que la Commission européenne, décident de reporter à 2022 le contrôle technique (CT) des motos. 16 pays de l’Union européenne appliquent déjà ce règlement et le reste, notamment la France ne l’ont pas encore instauré. En vue de réduire les risques d’accident et de garantir la sécurité routière, les motocyclettes doivent passer à une visite technique une fois tous les deux ans. Ainsi, scooters, motos et quads n’échappent pas à cette règle et doivent aussi être obligatoirement assurés.

Le règlement ne fait pas l’unanimité

Les élections législatives ont entraîné le report de l’application de cette mesure en France. Et sa mise en place en 2022 est également compliquée puisque l’élection présidentielle se tiendra à cette même période. Et même si cette norme est obligatoire, sa mise en œuvre suscite également de vives controverses pour les usagers.

Selon la Fédération française des motards en colère (FFMC) organisant des manifestations, le prix du CT est une taxe supplémentaire n’ayant aucun impact sur la sécurité sur route. Ce qui revient finalement à octroyer un faible profit aux centres de contrôle technique vu qu’ils doivent investir sur des équipements qui leur manquent. Donc, pour ces clients, leur investissement n’est pas rentable.

Contrôle moto

Dans cette même optique, voici quelques constats qui peuvent servir d’échappatoire à la France pour l’application de ce règlement.

  • La vitesse maximale est limitée à 80 km/h par la sécurité routière ;
  • Le taux de mortalité des motocyclistes a baissé de 2 % contrairement aux effectifs de l’année 2018 ;
  • La majorité des centres de contrôle manquent d’équipement et se trouvent à une distance éloignée des motards. Donc pour s’y rendre, ils devront parcourir plusieurs kilomètres.

En revanche, il est possible d’écarter cette norme si l’administration prouve la rigueur et l’efficacité des mesures de sécurité routière. D’après le constat de l’entité, 1 % des accidents sur routes sont causés par un dysfonctionnement technique des engins à deux roues. Ce taux est faible puisque les propriétaires entretiennent régulièrement leurs motos, car elles représentent plus de risques que les véhicules.

Quels sont les essentiels de ce règlement ?

Pour l’année 2022, les moyens de transport ayant une puissance supérieure à 125 CC devront obligatoirement passer à des visites techniques. Ce qui inclut tout engin motorisé à deux roues, trois roues ou quatre roues légères. Ce contrôle est également obligatoire lors de leur revente et cela est réitéré tous les deux ans.

Chaque propriétaire devrait donc, à partir de 2022, faire inspecter ses équipements de sécurités dans des centres agréés à cet effet. Les points à vérifier sont les suivants :

  • L’éclairage ;
  • Le système de freinage ;
  • Les roues ;
  • La direction et la structure intégrale de l’engin ;
  • La solidité du cadre ;
  • Les bruits émis ;
  • Le taux de gaz carboniques émis.

Images : moto-station.com ; lelynx.fr